Morgan Rogers Says Aston Villa Will Go Down In History After Europa

Prenez un exemple, là, les infirmières de Maisonneuve-Rosemont, là, font un sit-in, là, puis elles s’en vont dans la rue, là, sur le boulevard l’Assomption, à 23 h 45, avant le chiffre de nuit, là, parce qu’elles disent : C’est impossible, on ne peut pas continuer, qui est responsable? Terrebonne, cette clinique à Terrebonne a embauché 38 infirmières cliniciennes, ce qu’on appelait les bachelières avant, celles qu’on veut, là, celles qu’on veut, celles dont on manque cruellement pour ouvrir et opérer les cliniques d’infirmières praticiennes, qu’on a ouvert, notamment, pas loin de chez moi, dans l’est de Montréal, bien, on n’en a pas pour opérer ces cliniques-là, mais cette clinique privée de Terrebonne, qui doit avoir des maudites bonnes circumstances, en a embauché 38. Tu sais, vous savez, faites le calcul, là, vous prenez 38 infirmières praticiennes cliniciennes, là, du réseau public puis vous les envoyez au privé, là, vous venez de faire un trou de 38 ici.

Ce n’est pas récupérer, là, des chirurgies ou de l’oncologie qui attendent depuis des années puis qui mettent la vie des gens en hazard, là, ce n’est pas ça. Il n’y a pas de magie, là, l’infirmière qui s’en va n’est pas automatiquement remplacée par génération spontanée, là, il y a juste un bassin de major-d’oeuvre. Et d’ailleurs ces gens s’en plaignent, se plaignent de ne pas avoir eu le temps de compléter un mémoire, ils n’ont pas eu le temps de digérer le mammouth, ils n’ont pas eu le temps, quand ils ont fait des mémoires, de les peaufiner, de les finir, de les terminer. Pour un réseau, là, qui est déjà fragilisé, là, par la réforme Barrette puis qui dit à tout le monde : On a du mal à sortir la tête de l’eau, puis en plus la COVID nous a rattachés des poids aux chevilles, ce qui fait qu’on a encore plus de misère à se sortir de l’eau, s’en aller dire : Moi, je m’en viens, là, je vais shaker les colonnes du temple, honnêtement, ce n’était pas le meilleur message à envoyer au réseau.

Alors, en plus de pousser ce jeune couple et tant d’autres dans les bras du privé, on est en train de vider le réseau public, parce qu’évidemment ces infirmières-là préfèrent aller travailler là, et je les comprends, je les comprends. Je vais y aller en trois parties, rapidement : ce que ce projet de loi prétend faire, ce que ce projet de loi fait vraiment puis ce que, selon moi, ce projet de loi devrait faire pour améliorer réellement la scenario. La maxime du premier Président selon laquelle « la terre appartient à celui qui la met en valeur » a également contribué à cette migration large des populations. On ne devrait pas arriver avec quelque chose, oserais-je dire, brouillon, mais, en tout cas, qui n’est certainement pas la copie finale, et sur laquelle il va falloir retravailler beaucoup. Mais j’ai l’impression qu’il y a des fonctionnaires, autour de lui, et des sous-ministres en particulier, qui travaillent là-dessus depuis un bon moment et qui sont supermotivés, eux aussi et elles aussi, à enfin en finir avec la dernière réforme de la santé qu’ils souhaitent mettre sur pied depuis des années et des années. On s’est entendus, notamment, pour Northvolt. Ce gouvernement s’est habitué, pendant la COVID, à gouverner par décrets. C’est beaucoup plus facile, c’est plus facile de gouverner par décrets, on le comprend. On a du travail à faire, c’est un enjeu majeur pour le Québec. Enfin, je vous avise que la Commission des finances publiques se réunira en séance de travail le mardi thirteen février 2024, de 12 h 30 à thirteen heures, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine, afin de statuer sur la possibilité que la commission se saisisse de la pétition concernant l’abolition des pénalités aux rentes de retraite des prestataires d’une rente d’invalidité.

Moi, je ne peux pas me lever ici, là, mardi prochain, à la prochaine période des questions, puis demander à parler au D.G. S’il se passe quelque chose sur la Côte-Nord, la D.G. Et je le regrette d’autant que le ministre dit deux choses : On va prendre le temps de bien faire les affaires – puis je suis d’accord avec lui, on va prendre le temps de bien faire les affaires, il n’y aura pas d’adoption, vraisemblablement, avant la fin de la prochaine session – ça, c’est la première chose qu’il dit; la deuxième chose qu’il dit, c’est : Ce projet de loi, s’il a des effets, ce n’est pas avant quatre, cinq ou six ans. Bon, définir «prendre notre temps», là, parce que, s’il fallait, en plus, se faire rentrer ça, là, de pressure dans la gorge, c’était absolument indigeste, ça n’aurait absolument pas passé. Il l’a fait dans sa vie, il a parlé notamment de son expérience à Cascades, et ailleurs, puis je respecte absolument la carrière qu’il a eue, il ne faudrait juste pas confondre les rouleaux de papier puis le réseau de la santé.

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